Recommandations en vue du remboursement
Messages clés
- L’Agence des médicaments du Canada (CDA-AMC) recommande aux régimes d’assurance médicaments publics de rembourser Kerendia comme traitement d’appoint, chez l’adulte, de l’insuffisance cardiaque présentant une fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) ≥ 40 %, dans le but de réduire le risque de décès d’origine cardiovasculaire et de consultation en urgence ou d’hospitalisation pour cause d’insuffisance cardiaque, sous réserve de certaines conditions.
- Les données probantes issues d’un essai clinique montrent que l’ajout de Kerendia au traitement de référence améliore les résultats, notamment en réduisant les décès d’origine cardiovasculaire, le nombre total d’évènements liés à l’insuffisance cardiaque, ainsi que les consultations ou les hospitalisations en urgence pour cause d’insuffisance cardiaque, par rapport au placébo combiné au traitement de référence, chez l’adulte présentant une insuffisance cardiaque à FEVG de 40 % ou plus. Selon le Comité canadien d’expertise sur les médicaments (CCEM), l’ajout de Kerendia au traitement de référence apporte une utilité clinique acceptable par rapport au traitement de référence seul dans ce contexte, et répond aux besoins soulevés tant par les patients et patientes que par les cliniciens et cliniciennes, comme la réduction du taux de mortalité et la diminution du risque d’hospitalisations initiales et récurrentes. Il a suffi au CEEP de déterminer cette utilité pour recommander de rembourser Kerendia. Étant donné que Kerendia est destiné à être utilisé en complément du traitement de référence, l’utilité clinique acceptable correspond à la valeur ajoutée de Kerendia en combinaison avec le traitement de référence par rapport au traitement de référence seul.
- Kerendia ne doit être remboursé que s’il est amorcé en complément d’un traitement de référence chez l’adulte présentant une insuffisance cardiaque (classes II à IV de la New York Heart Association) à fraction d’éjection légèrement réduite ou préservée (FEVG ≥ 40 %). Le traitement ne doit pas être amorcé chez les personnes présentant un taux de potassium sérique ou plasmatique supérieur à 5,0 mmol/L (hyperkaliémie sévère), ou un débit de filtration glomérulaire estimé inférieur à 25 mL/min/1,73 m2.
- Kerendia ne doit être remboursé que s’il est prescrit par des médecins en pratique clinique possédant une expertise dans la prise en charge de l’insuffisance cardiaque, et si son cout est réduit. Le traitement doit être interrompu en cas d’apparition d’une insuffisance rénale ou d’une hyperkaliémie que l’on ne parvient pas à bien maitriser. D’importants éléments budgétaires doivent être pris en compte pour que les systèmes de santé puissent adopter Kerendia.