Recommandations en vue du remboursement
Messages clés
- L’Agence des médicaments du Canada (CDA-AMC) recommande aux régimes d’assurance médicaments publics de rembourser Mounjaro en appoint à un régime alimentaire et à l’exercice physique pour améliorer l’équilibre glycémique chez l’adulte dans le traitement du diabète de type 2 (DT2) en combinaison avec la metformine, la metformine et une sulfonylurée ou la metformine et un inhibiteur du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2), sous réserve de certaines conditions.
- Le Comité canadien d’expertise sur les médicaments (CCEM) est d’avis que Mounjaro présente une utilité clinique acceptable comparativement aux agonistes du récepteur du peptide-1 de type glucagon (GLP-1) chez l’adulte dans le traitement du DT2. Il a suffi au CCEM de déterminer cette utilité pour recommander de rembourser le tirzépatide. Comme on s’attend à ce qu’il constitue une option de rechange aux agonistes du GLP-1, comme le sémaglutide, son utilité clinique acceptable doit être au moins comparable à celle des médicaments de cette classe.
- Les données probantes de trois essais cliniques randomisés de phase III indiquent que Mounjaro à 5 mg, 10 mg et 15 mg abaisse la glycémie chez l’adulte présentant un DT2 et prenant des traitements de fond variés, comparativement au sémaglutide à 1 mg, à l’insuline dégludec et à l’insuline glargine; toutefois, le CCEM considère que les résultats de Mounjaro à 5 mg sont semblables à ceux du sémaglutide à 1 mg sur la réduction du taux d’hémoglobine A1C. Les données probantes d’un autre essai randomisé de phase III révèlent que la dose maximale tolérable de Mounjaro est aussi efficace que le dulaglutide à 1,5 mg pour réduire les évènements cardiovasculaires indésirables graves chez les personnes adultes atteintes de DT2 et d’une maladie cardiovasculaire établie.
- Selon les données probantes issues de deux métaanalyses en réseau, Mounjaro entraine une amélioration de la glycémie et une perte de poids plus importante que la plupart des comparateurs évalués. Cependant, le CCEM note qu’il n’y a pas de différence entre Mounjaro à 5 mg et le sémaglutide à 1 mg pour ce qui est d’abaisser la glycémie; les effets des doses de 5 mg et de 10 mg de Mounjaro pourraient être semblables à ceux du sémaglutide à 2 mg, bien que ces résultats soient hautement incertains.
- Mounjaro répond à certains besoins exprimés par les patientes et patients, notamment la réduction du taux d’hémoglobine A1C et une meilleure gestion du poids. Néanmoins, le CCEM ne peut pas conclure que Mounjaro produit moins d’effets secondaires ou permet une meilleure qualité de vie que les autres agonistes du GLP-1.
- Mounjaro ne doit être remboursé que dans le traitement du DT2 chez l’adulte, selon les critères utilisés par les régimes d’assurance médicament publics pour d’autres agonistes du GLP-1 et conformément à la demande de remboursement du promoteur. Mounjaro ne doit être remboursé que chez les personnes remplissant déjà les critères appliqués par les régimes d’assurance médicament publics pour d’autres agonistes du GLP-1 (p. ex. le sémaglutide) actuellement remboursés dans le traitement du DT2 chez l’adulte.
- En plus de respecter les critères préexistants pour les autres agonistes du GLP-1, Mounjaro ne doit pas être administré en combinaison avec d’autres agonistes du GLP-1. Il ne doit être remboursé que si le cout des doses de 10 mg et de 15 mg est réduit, et si le cout de la dose de 5 mg pour les régimes d’assurance médicament n’excède pas celui du sémaglutide à 1 mg. D’importants éléments budgétaires doivent également être pris en compte pour que les systèmes de santé puissent adopter Mounjaro.