Vol. 6 No. 1 (2026)
Recommandations en vue du remboursement
image décorative de la couverture

Publication : January 5, 2026

Messages clés

  • L’Agence des médicaments du Canada (CDA-AMC) recommande aux régimes d’assurance médicaments publics de ne pas rembourser Tzield pour retarder l’apparition du diabète de type 1 (DT1) de stade 3 chez l’adulte et l’enfant de huit ans ou plus présentant un DT1 de stade 2.
  • Selon les données probantes tirées d’un essai clinique, Tzield retarderait d’environ deux ans l’apparition du stade 3 du DT1 comparativement à un placébo chez l’adulte et l’enfant de 8 ans ou plus ayant reçu un diagnostic de DT1 de stade 2. Bien que ce temps supplémentaire écoulé avant l’apparition du stade 3 puisse retarder la prise d’insuline et réduire les contraintes dans le mode de vie, on ne sait pas s’il entraine des bénéfices à long terme en matière de santé, comme la réduction du risque de complications macrovasculaires ou microvasculaires au stade 3 du DT1. Les données sur l’innocuité à court terme indiquent que Tzield pourrait entrainer des effets secondaires, parfois graves, mais il n’y a pas d’information au sujet de son innocuité à long terme ou de son incidence sur la qualité de vie.
  • Les groupes de défense des intérêts des patients et patientes insistent sur l’importance que pourrait avoir le prolongement de la période avant l’apparition du DT1 de stade 3, et soulignent qu’il existe un besoin de traitement qui réduise les complications du diabète et améliorent la qualité de vie liée à la santé. Le Comité canadien d’expertise sur les médicaments reconnait qu’un temps supplémentaire écoulé avant l’apparition du stade 3 pourrait retarder la prise d’insuline et réduire les contraintes dans le mode de vie. Toutefois, il fait remarquer que les données probantes ne permettent pas de déterminer si retarder cette apparition améliore les résultats comme l’allègement du fardeau relatif à la prise d’insuline, la diminution des complications, ou encore l’aide à l’éducation et à l’adaptation psychologique. En général, on ne sait toujours pas si les bénéfices potentiels l’emportent sur les risques et les incertitudes.