Survol des revues systématiques portant sur les ICI dans le traitement du CPNPC présentant des mutations conductrices à cibler des gènes EGFR, ALK, ROS1 et RET
Publication : November 14, 2024
Messages clés
L’innocuité et l’efficacité des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (IPCI) en monothérapie dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé ou métastatique présentant des mutations conductrices à cibler des gènes EGFR, ALK, ROS1 ou RET ou encore des réarrangements chromosomiques, chez des personnes ayant déjà reçu un traitement, restent à démontrer.
Nous avons évalué l’efficacité et l’innocuité des IPCI chez les patients dont la maladie n’a pas bien répondu à une chimiothérapie.
Nous avons examiné 13 revues systématiques d’essais cliniques randomisés (ECR). L’évaluation de la qualité de ces revues a permis de relever d’importantes lacunes sur le plan de la méthodologie.
Les 13 revues systématiques se penchent sur la survie et la survie sans progression (SSP) chez les patients atteints de CPNPC qui présentent des mutations du gène EGFR. En général, les revues systématiques incluent les quatre mêmes essais cliniques et ne rapportent pas de résultats au sujet d’autres critères d’évaluation ou groupes de patients, à l’exception d’une revue systématique tenant compte du degré d’expression du ligand de la protéine de mort cellulaire programmée de type 1 (PD-L1).
Nous n’avons trouvé aucune donnée probante sur l’efficacité et l’innocuité des IPCI chez les personnes présentant des mutations des gènes ALK, ROS1 ou RET.
Selon les conclusions générales des revues systématiques, l’utilisation des IPCI seuls, en traitement de deuxième intention ou par la suite, n’entraine pas d’amélioration significative la survie globale (SG) et la SSP comparativement à la chimiothérapie dans le traitement du CPNPC porteur de mutations du gène EGFR.
On ne peut donc tirer aucune conclusion concernant l’ampleur du bénéfice des IPCI chez les patients présentant des mutations du gène EGFR en fonction du type histologique ou du degré d’expression du PD-L1.
L’innocuité des IPCI chez les patients présentant des mutations conductrices à cibler des gènes EGFR, ALK, ROS1 ou RET ne peut être évaluée en raison du manque de données probantes dans les revues systématiques retenues.