Recommandations en vue du remboursement
Publication : 20 juillet 2026
Messages clés
- L’Agence des médicaments du Canada (CDA-AMC) recommande aux régimes d’assurance médicaments publics de rembourser Minjuvi en combinaison avec le rituximab et le lénalidomide (rituximab-lénalidomide) dans le traitement du lymphome folliculaire (LF) en rechute ou réfractaire de grade 1, 2 ou 3a chez l’adulte, sous réserve de certaines conditions.
- D'après les données probantes issues d'un essai clinique, Minjuvi en combinaison avec le rituximab-lénalidomide prolonge la survie sans progression par rapport au rituximab-lénalidomide seul, dans le traitement du LF en rechute ou réfractaire de grade 1, 2 ou 3a. Le Comité d’experts en examen du Programme pancanadien d’évaluation des anticancéreux (CEEP) considère que l’ajout de Minjuvi au rituximab-lénalidomide procure une utilité clinique acceptable par rapport au rituximab-lénalidomide seul dans le traitement du LF en rechute ou réfractaire de grade 1, 2 ou 3a. Il a suffi au CEEP de déterminer cette utilité pour recommander de rembourser Minjuvi . Étant donné que Minjuvi devrait être utilisé en complément d’un traitement par le rituximab-lénalidomide, son utilité clinique acceptable s’entend comme sa valeur ajoutée par rapport au rituximab-lénalidomide seul, le CEEP a également déterminé que Minjuvi en combinaison avec le rituximab-lénalidomide comble le besoin exprimé par les patients et patientes et les cliniciennes et cliniciens d'options thérapeutiques qui ne comprennent pas de chimiothérapie et peuvent être administrés en milieu extrahospitalier.
- Minjuvi en combinaison avec le rituximab-lénalidomide ne doit être remboursé que dans le traitement du LF en rechute ou réfractaire de grade 1, 2 ou 3a chez les adultes qui ont déjà reçu au moins une immunothérapie ou une immunochimiothérapie à action générale anti-CD20 dans ce contexte. Les personnes doivent présenter un bon indice fonctionnel et ne doivent pas être atteintes d’un lymphome non folliculaire indolent ou un lymphome actif au cerveau.
- Minjuvi ne doit être remboursé que si son amorce se fait en combinaison avec le rituximab-lénalidomide, si le suivi est effectué par un clinicien ou une clinicienne possédant une expertise de la prise en charge du LF, si un soutien à la prise en charge des réactions à la perfusion est offert, et si son cout est réduit. Le traitement doit être interrompu après 12 cycles, si la maladie progresse ou si des effets secondaires inacceptables se manifestent.
- D’importants éléments budgétaires doivent être pris en compte pour que les systèmes de santé puissent adopter Minjuvi en combinaison avec le rituximab-lénalidomide.