Publication : April 21, 2026
Messages clés
- L’Agence des médicaments du Canada (CDA-AMC) recommande aux régimes d’assurance médicaments publics de rembourser Enhertu dans le traitement de deuxième intention de l’adénocarcinome de l’estomac ou de la jonction œsogastrique (JOG) non résécable, localement avancé ou métastatique chez l’adulte ayant déjà reçu un traitement ciblant le récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2), sous réserve de certaines conditions.
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CDA-AMC a précédemment examiné Enhertu dans le traitement de deuxième intention de l’adénocarcinome de l’estomac ou de la JOG non résécable, localement avancé ou métastatique HER2+ chez l’adulte ayant déjà reçu un traitement ciblant HER2, et a émis une recommandation de remboursement à durée limitée. Le réexamen s’appuie sur des données probantes complémentaires pour pallier les incertitudes des recommandations initiales. La présente recommandation remplace la précédente au sujet de ce médicament dans cette indication, parue le 23 avril 2025.
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Le Comité d’experts en examen du Programme pancanadien d’évaluation des anticancéreux (CEEP) recommande aux régimes d’assurance médicaments participants de continuer à rembourser Enhertu conformément aux critères pour l’instauration, la cessation et la prescription précédemment validés. Le promoteur a satisfait aux exigences de réexamen, la condition de durée limitée est donc retirée de la recommandation.
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Les données probantes d’un essai clinique ont montré qu’Enhertu est susceptible d’apporter un bénéfice clinique supplémentaire en prolongeant la survie globale et peut retarder la progression de la maladie, comparativement au ramucirumab combiné au paclitaxel, dans le traitement de l’adénocarcinome de l’estomac ou de la JOG localement avancé ou métastatique HER2+ chez les personnes ayant déjà reçu un traitement ciblant HER2. Les données probantes issues d’une comparaison de traitements indirecte indiquent qu’Enhertu pourrait offrir des bienfaits en matière de survie et de maitrise de la maladie, comparativement à la leucovorine (acide folinique), au fluorouracile et à l’irinotécan (FOLFIRI), ainsi qu’au paclitaxel, à l’irinotécan et au docétaxel. Toutefois, son utilité clinique demeure incertaine en raison des limites méthodologiques des comparaisons indirectes.
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Enhertu comble certains besoins, compte tenu du fait qu’il constitue une autre option de traitement pouvant offrir des bienfaits en matière de maitrise de la maladie et de survie plus longue.
- Enhertu ne doit être remboursé que chez les personnes adultes atteintes d’un adénocarcinome de l’estomac ou de la JOG non résécable, localement avancé ou métastatique HER2+, ayant déjà reçu un traitement ciblant HER2 en contexte de maladie localement avancée ou métastatique, en assez bonne santé et ne présentant aucun symptôme de compression médullaire, de métastases évolutives au système nerveux central, de pneumopathie interstitielle ou de pneumonite.
- Enhertu ne doit être remboursé que s’il est prescrit par des médecins possédant de l’expérience en pratique clinique et une expertise du traitement de l’adénocarcinome de l’estomac ou de la JOG, et si son cout est réduit.