Vol. 5 No. 10 (2025)
Examens d’une technologie de la santé

Les premières expériences d’IRM à faible champ au Canada : les constatations d’une enquête pancanadienne

image décorative de la couverture

Publication : October 3, 2025

Messages clés

Quelle est la situation?

  • Il a été demandé à l’Agence des médicaments du Canada (CDA-AMC) d’enquêter sur les expériences des établissements de santé où il y a des appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM) à faible champ, notamment des appareils portables ou utilisés aux points d’intervention. L’enquête visait à appuyer les établissements qui envisagent d’adopter cette technologie.
  • Les appareils d’IRM à faible champ fonctionnent à l’aide d’un champ magnétique de faible intensité et connaissent un regain d’intérêt grâce à de récentes innovations qui améliorent la qualité des images. Ils s’ajoutent aux appareils d’IRM déjà sur place, permettent d’étendre l’accès en milieu aux ressources limitées et pourraient offrir une option s’il existe des contrindications ou une intolérance au recours à l’IRM classique.
  • Nous avons trouvé une étude portant sur l’utilisation d’appareil d’IRM portable dans un hôpital en région éloignée, en Ontario. Nos résultats s’appuient sur ces travaux, intègrent des données provenant d’établissements de divers milieux des provinces et des territoires et donnent une vue d’ensemble de l’utilisation de ces appareils au Canada au moment de l’enquête.

Qu’avons-nous fait?

CDA-AMC a mené une enquête auprès des six établissements de santé dotés d’appareils d’IRM à faible champ, repérés dans l’Inventaire canadien d’imagerie médicale 2022-2023.

Le rapport résume les expériences de cinq établissements répondants, sur les thèmes suivants :

  • les caractéristiques techniques et l’exploitation;
  • la dotation et la formation;
  • les applications cliniques;
  • les répercussions perçues sur l’expérience des patients et patientes;
  • les difficultés et les bienfaits perçus.

Qu’avons-nous trouvé?

D’importantes observations nous ont été communiquées au sujet de l’utilisation d’appareils d’IRM à faible champ au Canada. D’après les réponses à l’enquête :

  • Quatre des cinq établissements répondants ont déclaré disposer d’un appareil d’IRM classique, et un répondant a indiqué que les appareils d’IRM à faible champ sont souvent utilisés pour compléter les services d’imagerie déjà offerts.
  • Tous les répondants ont dit avoir eu peu de problèmes techniques avec les appareils IRM à faible champ et aucun évènement indésirable touchant les patients et patientes ou le personnel.
  • Quatre des cinq répondants ont indiqué qu’une formation minimale était nécessaire pour utiliser les appareils d’IRM à faible champ, tandis qu’un répondant a indiqué qu’une formation plus approfondie était nécessaire.
  • Tous les répondants ont déclaré que les parties du corps les plus fréquemment examinées par IRM à faible champ magnétique étaient la tête et le cou.
  • Trois des cinq répondants ont noté une amélioration des capacités d’imagerie avec ajout de l’IRM à faible champ, tandis que deux n’ont remarqué aucune amélioration.
  • Quatre des cinq répondants ont mentionné que les appareils d’IRM à faible champ, portables et compacts, présentaient un avantage par rapport aux appareils classiques.
  • Deux des cinq répondants ont mentionné que la résolution des images était un point faible des appareils d’IRM à faible champ, et un autre répondant a signalé des difficultés de dotation par du personnel formé.

Qu’est-ce que ça signifie?

Le présent rapport porte sur cinq des six établissements dotés d’appareil d’IRM à faible champ au moment de l’enquête. Il présente une première analyse de leur utilisation à l’échelle nationale, dans des établissements de divers milieux des provinces et des territoires, et traite à la fois de la recherche et de la pratique clinique. Les résultats mettent en lumière l’utilisation des appareils d’IRM à faible champ : non pas en remplacement des systèmes IRM classiques, mais en complément, adaptés à des besoins cliniques particuliers, à des lieux exigus ou à des milieux de soins de courte durée intensifs.

Une bonne compréhension des forces et des faiblesses perçues de ces appareils pourrait aider les décisionnaires dans leur prise de décision de planification concernant les nouvelles capacités d’imagerie.