Vol. 6 No. 3 (2026)
Recommandations en vue du remboursement
image décorative de la couverture du numéro

Publication : March 24, 2026

Messages clés

  • L’Agence des médicaments du Canada (CDA-AMC) recommande aux régimes d’assurance médicaments publics de rembourser Braftovi, en combinaison avec le cétuximab et le schéma mFOLFOX6 (leucovorine modifiée [acide folinique], fluorouracil et oxaliplatine) dans le traitement du cancer colorectal métastatique (CCRm) porteur d’une mutation V600E du gène BRAF, détectée au moyen d’un test validé, sous réserve de certaines conditions.
  • Les données probantes issues d’un essai clinique révèlent que Braftovi, en combinaison avec le cétuximab et mFOLFOX6, permet une meilleure survie globale sans progression chez les personnes atteintes d’un CCRm porteur d’une mutation V600E du gène BRAF, comparativement au choix de chimiothérapie de l’équipe investigatrice de l’essai clinique, avec ou sans bévacizumab. Le Comité d’experts en examen du Programme pancanadien d’évaluation des anticancéreux (CEEP) considère que l’ajout de Braftovi au cétuximab et à mFOLFOX6 présente une utilité clinique acceptable, comparativement à une chimiothérapie avec ou sans bévacizumab chez les personnes atteintes de CCRm porteur de la mutation V600E du gène BRAF, et répond au besoin exprimé par les patients et patientes et les cliniciennes et cliniciens de traitements plus efficaces pour retarder la progression de la maladie et prolonger la survie. Ces considérations suffisent au CEEP pour recommander le remboursement de Braftovi pour cette indication. Étant donné qu’on s’attend à ce que Braftovi soit une option de rechange à une chimiothérapie avec ou sans bévacizumab, son utilité clinique acceptable s’entend comme sa valeur ajoutée par rapport à une chimiothérapie avec ou sans bévacizumab.
  • Braftovi, en combinaison avec le cétuximab et mFOLFOX6, ne doit être remboursé que chez les adultes présentant un CCRm porteur d’une mutation V600E du gène BRAF confirmée. Les personnes doivent présenter un bon indice fonctionnel et ne doivent pas être atteintes d’un cancer du cerveau ou de la moelle épinière actif ou symptomatique. Braftovi ne doit pas être remboursé en cas de précédents traitements médicamenteux contre le CCRm ou de traitement à l’oxaliplatine avant ou après une intervention chirurgicale (néoadjuvant ou adjuvant), si la maladie a progressé pendant le traitement ou récidivé dans les six mois suivant la fin du traitement.
  • Braftovi, en combinaison avec le cétuximab et mFLOFOX6, ne doit être remboursé que si la personne qui reçoit le traitement est suivie par un clinicien ou une clinicienne possédant une expertise de la prise en charge du CCRm, et si son cout est réduit. Le traitement doit être interrompu si le cancer progresse ou si des effets secondaires inacceptables se manifestent. D’importants éléments budgétaires doivent être pris en compte pour que les systèmes de santé puissent adopter Braftovi.